Selon l’organisme, les acquisitions d’acheteurs de l’extérieur

MONTRÉAL – Contrairement à Vancouver et Toronto, Montréal n’a pas besoin d’imposer une taxe de 15 % aux investisseurs étrangers désireux d’acquérir des propriétés dans la métropole, croit la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).
Selon l’organisme, les acquisitions d’acheteurs de l’extérieur du pays ne représenteraient que 1,5 % des transactions sur le marché du Grand Montréal, contre 9,7 % à Vancouver et 4,9 % à Toronto.
Ces deux villes ont connu une flambée des prix immobiliers ces dernières années, ce qui n’est pas le cas à Montréal, où la hausse n’a pas dépassé les 4 % par année entre 2012 et 2016.

Pour cette raison, la CIGM juge prématurée la possibilité de recourir à l’imposition d’une nouvelle taxe. «Si l’on observe le taux d’inoccupation des logements, le rythme de croissance des prix, le nombre de mois d’inventaire ainsi que les données disponibles sur le pourcentage d’acheteurs étrangers, rien ne laisse croire qu’il existe à Montréal une situation qui demanderait une action précipitée», a expliqué Mathieu Cousineau, président du conseil d’administration de la CIGM, par communiqué.
Ce dernier plaide toutefois pour la mise en place de moyens pour suivre plus efficacement les transactions impliquant des acheteurs étrangers, afin d’avoir un juste portrait de la situation.
La CIGM estime aussi que les acheteurs étrangers intéressés par Montréal et ses environs souhaitent avant tout venir s’y établir, et non spéculer en achetant et revendant des propriétés.

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